Glossaire de l'hôpital : 183 acronymes et termes décodés
ALD, ARS, T2A, GHT, PMSI, EHPAD, SSR… Ce glossaire décrypte 183 sigles et termes du monde hospitalier et médico-social, classés par ordre alphabétique avec une recherche instantanée.
Le monde hospitalier et médico-social est truffé d'acronymes. Ce glossaire recense 183 termes — sigles administratifs, financiers, cliniques ou réglementaires — que vous rencontrerez dans les courriers, les formulaires et les discussions avec les soignants. Utilisez la recherche ou la navigation alphabétique.
183 termes affichés
A
Prestation de la CAF versée aux adultes dont le taux d'incapacité est ≥ 80 % (ou 50–79 % avec restriction d'emploi reconnue par la CDAPH).
Acte médical ou chirurgical réalisé en ambulatoire dans un établissement public, tarifé selon la CCAM et remboursé par l'Assurance Maladie.
Piqûre, coupure ou projection exposant un professionnel de santé au sang ou aux liquides biologiques d'un patient. Protocole d'urgence codifié en 4 heures.
Grille nationale d'évaluation de la perte d'autonomie, cotée de 1 (dépendance totale) à 6 (autonomie complète). Détermine le niveau d'APA.
Médecin participant à la fois aux soins hospitaliers et à l'enseignement universitaire, généralement en début de carrière hospitalo-universitaire.
Épisode neurologique fugace (< 24 h) dû à une interruption temporaire de l'irrigation cérébrale, signe avant-coureur d'AVC nécessitant une prise en charge urgente.
30 pathologies chroniques graves (cancer, diabète, insuffisance cardiaque, VIH…) ouvrant droit à l'exonération totale du ticket modérateur pour tous les soins en rapport.
Couverture maladie gratuite accordée aux étrangers en situation irrégulière résidant en France depuis plus de 3 mois, sous conditions de ressources.
Décision réglementaire délivrée par l'ANSM ou l'EMA permettant la commercialisation d'un médicament après évaluation de son efficacité, sa sécurité et sa qualité.
Branche maladie de la Sécurité sociale qui rembourse une partie des dépenses de santé selon les taux en vigueur (70 % en général, 80 % à l'hôpital, 100 % ALD).
Agence publique aidant les établissements de santé et médico-sociaux à améliorer leur organisation, leur qualité de prise en charge et leur performance financière.
Autorité réglementaire française contrôlant la sécurité des médicaments, dispositifs médicaux, produits biologiques et cosmétiques sur le marché national.
Rétrécissement des artères des jambes par l'athérosclérose, causant douleurs à la marche (claudication) et risque d'ischémie critique.
Aide versée par le département aux personnes âgées de 60 ans+ en perte d'autonomie (GIR 1 à 4). Peut financer l'aide à domicile ou contribuer au tarif dépendance en EHPAD.
Aide de la CAF réduisant le montant du loyer ou de la mensualité, accessible notamment aux résidents d'EHPAD habilités à l'aide sociale.
Prédécesseur des ARS (1996–2010), chargé du pilotage des établissements de santé et de la planification hospitalière dans chaque région.
Ancienne structure d'appui régional en hygiène hospitalière, désormais intégrée dans les centres de coordination en prévention des infections associées aux soins (CPIAS).
Organisme d'État pilotant la politique de santé en région : délivrance des autorisations, contrôle des établissements, allocation des budgets régionaux, gestion des crises.
Professionnel de santé travaillant sous la responsabilité de l'infirmier(ère) pour assurer les soins d'hygiène, de confort et de surveillance des patients.
Prise en charge partielle ou totale des frais d'hébergement en EHPAD par le département, accordée sous conditions de ressources. Récupérable sur succession et soumise à l'obligation alimentaire.
Organisme public collectant et analysant les données d'activité hospitalière issues du PMSI. Publie annuellement des statistiques de référence (SAE, Hospidiag).
Accès compassionnel à un médicament non encore autorisé en France mais utilisé à l'étranger, pour des patients sans alternative thérapeutique (remplacé par AAC/CPC depuis 2021).
Interruption brutale de la circulation sanguine dans le cerveau, ischémique (80 %) ou hémorragique (20 %). Urgence absolue — chaque minute compte. Appeler le 15.
Anticoagulants oraux (warfarine, acénocoumarol) réduisant le risque de thrombose, nécessitant une surveillance régulière par mesure de l'INR.
B
Publication de référence de Santé Publique France diffusant chaque semaine les données de surveillance épidémiologique : épidémies, maladies infectieuses, indicateurs de santé.
Bactérie présentant des combinaisons de résistances rares et inédites (ex : entérobactéries productrices de carbapénèmases). Fait l'objet de protocoles d'isolement contact stricts.
Bactérie résistante à plusieurs familles d'antibiotiques (ex : SARM, EBLSE). Leur diffusion en milieu hospitalier est surveillée par les CLIN/EOH.
Maladie pulmonaire évolutive et irréversible, le plus souvent liée au tabac, entraînant une obstruction progressive des voies aériennes. ALD n°14.
C
Structure médico-sociale accueillant les enfants de 0 à 6 ans présentant des troubles du développement ou à risque, pour dépistage, diagnostic et soins précoces.
Structure ambulatoire de psychiatrie proposant des activités thérapeutiques à temps partiel pour maintenir ou restaurer les liens sociaux des personnes en souffrance psychique.
Contrat entre un établissement de santé et l'ARS/Assurance Maladie conditionnant le remboursement intégral de médicaments onéreux au respect de référentiels de bon usage.
Nomenclature officielle des actes médicaux techniques (chirurgie, imagerie, endoscopies…) utilisée pour la tarification et le remboursement des actes en France.
Instance départementale permettant aux victimes d'accidents médicaux graves ou d'infections nosocomiales d'obtenir réparation amiable sans recours judiciaire, via l'ONIAM.
Instance indépendante émettant des avis publics sur les questions éthiques liées à la médecine, à la biologie et aux sciences du vivant (fin de vie, génétique, IA…).
Commission de la MDPH attribuant les droits et les orientations aux personnes handicapées (AAH, RQTH, orientation IME/ESAT, carte mobilité inclusion…).
Instance obligatoire dans chaque établissement de santé, composée de représentants des patients et de l'hôpital. Veille au respect des droits et améliore la qualité de l'accueil.
Établissement public de santé de proximité assurant des soins aigus (MCO), psychiatriques et de réadaptation (SSR) pour un bassin de population donné.
Grand établissement public de référence régionale disposant de plateaux techniques lourds, sans nécessairement avoir de mission universitaire.
Établissement public alliant soins, enseignement médical et recherche clinique. Référence nationale pour les pathologies complexes ou rares.
Système de codage des diagnostics publié par l'OMS (version actuelle : CIM-10, transition vers CIM-11). Base du codage PMSI et de la comparaison internationale.
Comité hospitalier pluridisciplinaire coordonnant la politique nutritionnelle de l'établissement : dépistage de la dénutrition, qualité des repas, nutrition artificielle.
L'un des 20 centres spécialisés en cancérologie à but non lucratif, participant au service public hospitalier (ex : Institut Curie, Institut Gustave Roussy, Institut Paoli-Calmettes).
Comité interne d'établissement coordonnant la prévention et la surveillance des infections associées aux soins (IAS), épaulé par l'équipe opérationnelle d'hygiène (EOH).
Comité pluridisciplinaire d'un établissement de santé coordonnant la politique de prise en charge de la douleur : protocoles, formation des soignants, évaluation.
Instance représentative des médecins dans un hôpital public. Co-décide de la politique médicale, de la qualité et de la sécurité des soins avec la direction.
Structure ambulatoire de psychiatrie publique assurant prévention, diagnostic, soins et accompagnement psychosocial pour les adultes ou les enfants (CMPP pour les enfants).
Ancienne aide (supprimée en 2019, remplacée par la CSS) donnant gratuitement accès à une complémentaire santé aux personnes à faibles revenus.
Organisme national gérant le régime général de l'Assurance Maladie, définissant les remboursements et pilotant le réseau des CPAM.
Autorité administrative indépendante protégeant les données personnelles, notamment les données de santé (DMP, SNDS) qui bénéficient d'un régime renforcé.
Organisme local du régime général gérant les prestations maladie, maternité, AT/MP et décès pour les assurés d'un département. Émet la carte Vitale.
Structures régionales d'appui remplaçant les ARLIN, coordonnant la prévention des infections nosocomiales et l'antibioresistance.
Contrat de 5 ans entre un établissement sanitaire ou médico-social et l'ARS fixant des objectifs de qualité, d'activité et d'efficience en contrepartie de financements.
Carte à puce sécurisée authentifiant électroniquement les professionnels de santé pour accéder au DMP, signer des ordonnances numériques et utiliser les téléservices AM.
Regroupement volontaire de professionnels de santé libéraux et établissements d'un même territoire pour coordonner les parcours de soins et améliorer l'accès.
Instance d'analyse collective des événements indésirables (EIG/EIAS) dans un établissement, visant à tirer des leçons systémiques et améliorer la sécurité des soins.
Document médical obligatoire remis au patient et transmis au médecin traitant à la sortie. Résume le séjour, les diagnostics, les actes réalisés et le traitement de sortie.
Structure spécialisée dans la prise en charge ambulatoire des addictions (alcool, drogues, tabac, jeux…) : consultations, sevrage, accompagnement social.
Texte législatif et réglementaire consolidant l'ensemble des dispositions relatives à la santé en France : droits des patients, organisation des soins, professions de santé.
Aide depuis novembre 2019 remplaçant CMU-C et ACS : complémentaire santé gratuite (≤ 746 €/mois) ou avec participation symbolique (746–1 005 €/mois) selon les revenus.
D
Document écrit par toute personne majeure exprimant ses souhaits sur sa fin de vie (arrêt des traitements, sédation…). Opposables aux médecins sauf urgence vitale. Durée illimitée.
Structure régionale remplaçant CLIC, PTA et réseaux de santé depuis 2022, facilitant la coordination des parcours de santé complexes entre ville et hôpital.
Déchets produits lors d'actes médicaux (aiguilles, compresses souillées, poches de perfusion…) soumis à une filière d'élimination réglementée et séparée des ordures ménagères.
Service hospitalier chargé du codage des séjours en GHM (PMSI) et de leur transmission à l'ATIH. Garant de la qualité des données médico-économiques de l'établissement.
Implant chirurgical (prothèse, stent, stimulateur cardiaque, valve…) soumis à une traçabilité obligatoire et à un numéro de lot inscrit dans le dossier patient.
Espace numérique sécurisé centralisant les informations médicales d'un patient (traitements, résultats, CR hospitalisation…), accessible par tous ses professionnels de santé avec son accord.
Indicateur calculant le nombre moyen de jours d'hospitalisation par patient ou par pathologie. Pilotage clé pour la gestion des lits et la performance des établissements.
Premier diagnostic codé dans le résumé d'unité médicale (RUM), celui qui a motivé le séjour. Détermine le GHM et donc le tarif T2A appliqué.
Obligation légale de formation continue pour tous les professionnels de santé, visant à maintenir et améliorer leurs connaissances, compétences et pratiques tout au long de la carrière.
Version numérique du dossier médical patient, intégrée dans le système d'information hospitalier (SIH). Centralise tous les documents de soins : prescriptions, résultats, transmissions infirmières.
Cadre de la fonction publique hospitalière dirigeant l'organisation des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques, sous l'autorité du directeur d'établissement.
E
Grande école publique formant les cadres dirigeants de la fonction publique hospitalière (directeurs d'hôpital, directeurs des soins, inspecteurs ARS, directeurs d'EHPAD…).
Structure médicalisée d'hébergement permanent pour personnes âgées en perte d'autonomie (GIR 1 à 4), soumise à un triptyque tarifaire : hébergement, dépendance, soins.
Tout incident associé à un acte de soins (évitable ou non) ayant causé ou risqué de causer du tort au patient. Inclut les EIG mais aussi les "presque-accidents".
Incident survenu lors de soins, entraînant ou risquant d'entraîner un préjudice grave pour le patient. Déclaration obligatoire à l'ARS. Analyse systématique recommandée par la HAS.
Équipe psychiatrique itinérante intervenant auprès des personnes en grande précarité (sans-abri, centres d'hébergement) pour aller vers les plus vulnérables.
Équipe pluridisciplinaire (médecin, infirmier, psychologue, assistante sociale) intervenant à la demande dans les services hospitaliers pour accompagner les patients en fin de vie.
Équipe d'experts en hygiène hospitalière (médecin ou pharmacien + infirmier hygiéniste) intervenant au quotidien dans la prévention et la maîtrise des infections associées aux soins.
Budget prévisionnel annuel d'un établissement de santé public. Établi par la direction, approuvé par le conseil de surveillance. Remplace l'ancien "budget global".
Terme générique désignant toutes les structures du secteur médico-social (EHPAD, SSIAD, IME, FAM, MAS, CAMSP…) régies par le Code de l'Action Sociale et des Familles.
Clinique ou hôpital privé à but non lucratif participant au service public hospitalier, avec obligation d'accueil 24 h/24, de pratiquer les tarifs opposables et de soigner tous les patients.
Programme structuré aidant le patient à comprendre sa maladie, maîtriser son traitement et développer des compétences d'auto-soins. Obligatoirement autorisé par l'ARS.
F
Structure médico-sociale pour adultes lourdement handicapés (incapacité à travailler même en ESAT), offrant hébergement, accompagnement et soins médicaux quotidiens.
Organisation représentant les établissements de santé et médico-sociaux privés non lucratifs (ESPIC, EHPAD associatifs, services à domicile…).
Organisation représentant les hôpitaux publics et ESMS publics auprès des pouvoirs publics. Négocie les politiques hospitalières et les conditions de travail des personnels.
Représente les cliniques privées à but lucratif. Interlocuteur des pouvoirs publics pour la politique hospitalière du secteur commercial.
Répertoire officiel de tous les établissements de santé et médico-sociaux en France, géré par la DREES. Chaque établissement dispose d'un numéro FINESS à 9 chiffres.
Fonds géré par les ARS pour financer les projets de santé régionaux ne relevant pas directement de la T2A : soins de premier recours, prévention, coopérations, télémédecine.
Transmission dématérialisée des actes médicaux à l'Assurance Maladie via la carte Vitale, permettant le remboursement en 5 jours ouvrés sans envoi papier.
G
Structure juridique permettant à des établissements de santé publics, privés ou médico-sociaux de coopérer pour partager des équipements, des activités ou des personnels.
Équivalent du GHS pour le secteur SSR : tarif journalier appliqué pour chaque journée de soins de suite et de réadaptation selon la pathologie et le niveau de dépendance.
Catégorie médicale regroupant des séjours hospitaliers de complexité et de coût comparables, obtenue par codage PMSI. Base du système T2A depuis 2004.
Tarif national associé à chaque GHM, publié annuellement par l'ATIH. Détermine le montant de la recette T2A pour chaque séjour MCO.
Groupement obligatoire d'établissements publics de santé d'un même territoire, créé par la loi Touraine (2016), avec un établissement support chef de file.
Niveau de perte d'autonomie évalué par la grille AGGIR : GIR 1 (perte totale, confinement au lit) → GIR 6 (autonomie complète). Les GIR 1 à 4 ouvrent droit à l'APA.
Indicateur calculant le niveau moyen de dépendance d'une population en EHPAD (de 0 à 1 000). Influe sur la dotation "dépendance" versée par le département.
Mécanisme d'augmentation automatique de la masse salariale hospitalière dû à l'ancienneté des agents (avancement d'échelon), non compensé par les enveloppes nationales.
H
Prise en charge médicale de niveau hospitalier dispensée au domicile du patient (pansements complexes, chimiothérapie, soins palliatifs…). Prescrite par tout médecin, sur accord du médecin HAD.
Autorité publique indépendante évaluant les médicaments (SMR, ASMR), les dispositifs médicaux et les pratiques. Certifie les établissements de santé tous les 4 ans.
Séjour avec au moins une nuit passée dans l'établissement, par opposition à la chirurgie ambulatoire ou l'hôpital de jour.
Conseil scientifique indépendant formulant des recommandations de santé publique (vaccination, nutrition, environnement…) à destination du ministre de la Santé.
Hospitalisation sans nuit pour des actes de diagnostic ou de traitement programmés : chimiothérapie, dialyse, chirurgie ambulatoire, exploration fonctionnelle.
Établissement hospitalier de petite taille assurant des soins courants, des consultations externes et une coopération renforcée avec la médecine de ville et les ESMS locaux (loi 2019).
Réforme majeure de l'organisation du système de santé, créant les ARS, renforçant la gouvernance hospitalière (directoire, conseil de surveillance) et définissant le service public hospitalier.
I
Échelle internationale évaluant les activités instrumentales de la vie quotidienne (téléphone, cuisine, médicaments, finances…), complémentaire à l'ADL pour évaluer l'autonomie.
Infirmier(ère) aux urgences réalisant le tri des patients à leur arrivée (triage), évaluant le degré de gravité et orientant vers la prise en charge adaptée.
Professionnel de santé réalisant des soins sur prescription médicale ou en pratique autonome (IPA). Formation en 3 ans en IFSI, Grade Licence depuis la réforme LMD.
Financement complémentaire à la T2A récompensant les établissements atteignant des indicateurs de qualité et de sécurité des soins publiés par la HAS (Scope Santé).
École préparant au diplôme d'État d'infirmier (3 ans), rattachée à un CHU ou CH. Formation théorique et clinique, universitarisée depuis 2012 (Grade Licence).
Ensemble de troubles moteurs et posturaux permanents, non évolutifs, résultant d'une lésion cérébrale survenue avant, pendant ou peu après la naissance.
Établissement médico-social accueillant des enfants et adolescents (6–20 ans) en situation de handicap intellectuel, pour éducation, soins et orientation scolaire et professionnelle.
Agence d'expertise et de coordination de la politique cancérologique : Plans cancer, référentiels thérapeutiques, registres, financement de la recherche.
Mesure standardisée de la coagulation sanguine, utilisée pour surveiller et adapter le traitement par AVK. Cible thérapeutique variable selon l'indication (2 à 3 pour la fibrillation auriculaire).
Infirmier de niveau master 2 pouvant réaliser des activités avancées (suivi de maladies chroniques, prescriptions limitées) dans des domaines agréés (oncologie, néphrologie, psychiatrie…).
Tableau de bord national des indicateurs qualité hospitaliers (douleur, tenue du dossier patient, identitovigilance…), recueillis et publiés par la HAS sur Scope Santé.
L
Logiciel certifié utilisé par les pharmaciens hospitaliers pour préparer et délivrer les médicaments de manière sécurisée, en intégrant les alertes d'interaction et de contre-indication.
Logiciel certifié par la HAS facilitant la prescription médicale informatisée et alertant sur les interactions médicamenteuses, les contre-indications et les surdosages.
Lit dans un service non spécialisé (médecine interne, gériatrie…) identifié et formé pour accueillir des patients en fin de vie avec un accompagnement palliatif adapté.
Nomenclature des dispositifs médicaux, orthèses, prothèses et autres équipements (fauteuil roulant, lecteur glycémique…) pris en charge par l'Assurance Maladie.
M
Structure médico-sociale pour adultes très lourdement handicapés nécessitant une assistance permanente pour tous les actes essentiels de la vie et des soins constants.
Secteur principal de l'hôpital assurant les soins aigus : hospitalisations en médecine, chirurgie et maternité. Financé à 100 % par la T2A.
37 maladies transmissibles (méningite, tuberculose, rougeole, hépatite A, Covid-19…) dont les cas doivent obligatoirement être signalés par les médecins et laboratoires à l'ARS.
Guichet unique pour toutes les demandes de droits et de prestations liées au handicap (AAH, RQTH, carte mobilité, orientation ESMS…). Une par département.
Financement complémentaire à la T2A accordé aux établissements pour des activités non tarifables à l'acte : enseignement, recherche, permanence des soins, prise en charge de la précarité.
Lieu de consultation médicale non programmée en dehors des heures ouvrables (soir, week-end, jours fériés), géré par des médecins libéraux de garde.
Regroupement de professionnels de santé libéraux (médecins, infirmiers, kinés, orthophonistes…) partageant des locaux et un projet de santé territorial coordonné.
N
Examen biologique de base (NFS) dosant les globules rouges, blancs (avec formule leucocytaire) et les plaquettes. Indispensable au bilan d'entrée et au suivi des traitements.
Ancienne nomenclature tarifant les consultations médicales, les actes infirmiers et paramédicaux en ville. Progressivement remplacée par la CCAM pour les actes techniques.
O
Institution spécialisée des Nations Unies coordonnant les politiques de santé mondiales : recommandations, surveillance épidémiologique, publications scientifiques, urgences sanitaires.
Enveloppe budgétaire annuelle votée par le Parlement fixant le plafond des dépenses de santé remboursées (soins de ville + hôpital + secteur médico-social). Environ 250 milliards € en 2025.
Organisme public qui indemnise les victimes d'accidents médicaux graves, d'infections nosocomiales et d'affections iatrogènes, au-delà des seuils de gravité fixés par la loi.
Dispositif national recueillant et analysant les signalements de violences verbales et physiques contre les personnels soignants, pour orienter les politiques de prévention.
Réseau de surveillance épidémiologique en temps réel des passages aux urgences hospitalières, géré par Santé Publique France. Permet la détection précoce des épidémies.
P
Programme expérimental de coordination des soins pour les personnes de 75 ans+, visant à prévenir les hospitalisations évitables et à sécuriser les transitions ville-hôpital-EHPAD.
Dispositif hospitalier gratuit (consultations, médicaments) pour les personnes précaires sans droits ouverts ou en rupture de droits. Présent dans les hôpitaux publics.
Document d'établissement définissant les mesures pour maintenir les soins essentiels en cas de crise (pandémie, cyberattaque, catastrophe naturelle, pénurie de personnels).
Structure dédiée au diagnostic et à l'orientation des enfants de 0 à 12 ans présentant des troubles du neuro-développement (TSA, TDAH, DYS), facilitant l'accès aux bilans spécialisés.
Organisation de la garde médicale libérale la nuit, les week-ends et jours fériés. Régulée par le SAMU (15) qui oriente vers la MMG ou le médecin de garde le plus proche.
Terme générique désignant l'ensemble des soins, traitements et services dispensés à un patient, depuis l'admission jusqu'au retour à domicile.
Médecin statutaire d'un hôpital public, recruté par concours national du Centre National de Gestion (CNG). Engage l'établissement par ses prescriptions.
Indicateur évaluant les besoins en soins médicaux d'une population en EHPAD (de 0 à 1 000), complémentaire du GMP. Conditionne la dotation "soins" versée par l'ARS.
Système national de recueil standardisé de l'activité hospitalière, permettant la classification en GHM, le financement T2A et la production de statistiques de santé.
Plan de soins coordonné élaboré par le médecin traitant pour les patients en situation complexe (polypathologie, fragilité). Base du "médecin traitant renforcé" et du PAERPA.
Service de l'Assurance Maladie organisant dès l'hospitalisation le retour à domicile du patient : coordination des soins infirmiers, kinésithérapie, équipements (maternité, orthopédie…).
Document stratégique quinquennal d'une ARS définissant les priorités de santé de la région, les objectifs des schémas régionaux (médecine de ville, établissements, prévention).
Dispositif d'aide à l'installation des jeunes médecins généralistes dans les zones sous-dotées, avec complément de revenus garanti par l'État pendant 2 ans.
Pharmacie interne à un établissement de santé ou médico-social, assurant l'approvisionnement, la préparation, le stockage et la délivrance nominative des médicaments aux patients hospitalisés.
Q
Mesure médico-économique combinant durée de vie et qualité de vie (1 QALY = 1 an en parfaite santé). Utilisée pour évaluer le rapport coût-efficacité des traitements et technologies de santé.
R
Part des dépenses de santé non remboursée par l'AMO et la complémentaire santé, restant définitivement à la charge du patient (dépassements honoraires, forfait journalier non couvert…).
Réunion obligatoire en cancérologie rassemblant chirurgiens, oncologues, radiothérapeutes et autres spécialistes pour décider collégialement du plan de traitement de chaque patient.
Démarche d'analyse collective et bienveillante d'un événement indésirable, visant à comprendre les facteurs systémiques et à améliorer la sécurité des soins sans recherche de culpabilité.
Décision de la CDAPH reconnaissant le statut de travailleur handicapé, ouvrant droit à des aménagements de poste, à la DOETH, aux aides de l'AGEFIPH et à certaines prestations CAF.
Regroupement de tous les RUM d'un même séjour hospitalier, permettant la classification finale en GHM et le calcul de la recette T2A.
Document de synthèse d'un séjour dans une unité hospitalière (diagnostics, actes, durée…), base du codage PMSI. Un séjour peut comporter plusieurs RUM (transferts internes).
S
Centre de régulation médicale joignable au 15, coordonnant les secours médicaux d'urgence, envoyant les SMUR et orientant vers la structure hospitalière adaptée.
Bactérie hospitalière majeure, résistante aux antibiotiques de première ligne. Surveillance obligatoire par taux d'incidence sur 1 000 journées d'hospitalisation.
Hospitalisation psychiatrique sans consentement décidée par le préfet (ou maire en urgence) lorsque le comportement d'une personne représente un danger pour l'ordre public.
Hospitalisation psychiatrique sans consentement à la demande d'un proche (si le patient ne peut exprimer sa volonté) ou d'un tiers, validée par deux certificats médicaux.
Prise en charge hospitalière des patients très dépendants ou en polypathologie chronique sévère, nécessitant une surveillance médicale permanente. Tarification mixte MCO + dépendance.
Unité de psychiatrie implantée en milieu pénitentiaire, assurant des consultations, des hospitalisations en chambre sécurisée et des soins pour les détenus souffrant de troubles mentaux.
Unité mobile médicalisée composée d'un médecin urgentiste, d'un infirmier et d'un ambulancier, intervenant pour les urgences vitales hors de l'hôpital.
Base de données nationale anonymisée croisant remboursements AM (SNIIRAM), données hospitalières (PMSI) et causes de décès. Principale source pour la recherche en santé en France.
Agence nationale de santé publique chargée de la surveillance épidémiologique, de la veille sanitaire, de la prévention des maladies et de la gestion des crises (Covid-19, canicule…).
Service permettant à des infirmiers et aides-soignants d'intervenir au domicile des personnes âgées ou handicapées pour des soins d'hygiène et de nursing, sur prescription médicale.
Hospitalisation post-aiguë (après chirurgie, AVC, fracture…) visant la récupération fonctionnelle, la rééducation et la préparation au retour à domicile. Financé à la journée (GHJ).
Protocole de revalorisation des soignants signé en juillet 2020 : +183 €/mois pour les personnels hospitaliers et médico-sociaux, plan d'investissement numérique de 2,1 milliards €.
T
Modèle de financement hospitalier (MCO) liant les recettes à l'activité réelle : chaque séjour est classé en GHM et valorisé par un GHS. Introduit en 2004, généralisé en 2008.
Survenue d'au moins 2 cas groupés de diarrhées et/ou vomissements après un repas commun, à déclaration obligatoire auprès de l'ARS. Enquête épidémiologique systématique.
Part des dépenses de santé restant à la charge de l'assuré après remboursement de l'AMO (généralement 20 % à l'hôpital, 30 % chez le médecin). Souvent pris en charge par la mutuelle.
Mécanisme permettant au patient de ne pas avancer les frais de consultation ou d'hospitalisation, le professionnel de santé étant directement remboursé par l'AMO et la complémentaire.
Test biologique réalisable hors laboratoire (cabinet médical, urgences, officine) donnant un résultat en quelques minutes : angine streptococcique, grippe, VIH, paludisme, Covid-19.
U
Unité de soins rattachée à un établissement de santé de référence, implantée en milieu pénitentiaire pour garantir aux détenus un accès aux soins équivalent à celui de la population générale.
Zone des urgences où les patients sont pris en charge 12 à 24 h pour observation, bilan et décision d'orientation (retour à domicile, hospitalisation, mutation vers un service).
Service hospitalier spécialisé réalisant des examens médico-légaux à la demande des autorités judiciaires : constatations de violences, examens de victimes, levées de corps.
Petite structure d'urgences de proximité, sans accès à des plateaux techniques lourds, pouvant orienter les cas complexes vers un SAU ou POSU de référence.
Structures représentant les professionnels de santé libéraux (médecins, infirmiers, kinés, pharmaciens) dans chaque région, interlocuteurs des ARS pour l'organisation des soins de ville.
Service assurant une surveillance renforcée et des soins spécialisés pour des patients graves ne nécessitant pas de réanimation lourde (HDJ, soins continus, soins intensifs).
Service spécialisé dans la surveillance continue et le traitement des urgences cardiologiques graves : infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque aiguë, troubles du rythme.
Structure hospitalière accueillant des personnes très dépendantes nécessitant des soins médicaux permanents, avec tarification mixte (part MCO + part médicosociale) depuis 2007.
Unité hospitalière spécialisée dans l'accompagnement des patients en fin de vie : soulagement de la douleur, soins de confort, accompagnement psychologique du patient et de ses proches.
V
Virus hépatotrope transmissible par voie sanguine et sexuelle. Vaccination obligatoire pour les professionnels de santé. Traitement antiviral disponible ; guérison spontanée possible (90 % adultes).
Virus hépatotrope transmissible par voie sanguine. Traitement antiviral (antiviraux d'action directe) permettant une guérison dans plus de 95 % des cas. Pas de vaccin disponible.
Virus responsable du syndrome immunodéficitaire acquis (SIDA). Pris en charge à 100 % (ALD n°7). Trithérapie permettant une vie quasi-normale. Dépistage recommandé à tout âge.
Examen sanguin mesurant indirectement le niveau d'inflammation dans l'organisme. Souvent couplé à la CRP. Non spécifique mais utile pour le suivi des maladies inflammatoires chroniques.